Proserpine et Vulcain
2 juillet 2006 | Catégorie: Astrologie | 82 lectures
Par Jean Carteret
Déjà en 1897, Fomalhaut, dans un livre sur l’astrologie, parle de Pluton, de Proserpine qu’il appelle Junon (mais c’est un détail) et de Vulcain. Pluton n’a été découverte et décrite qu’en 1931 ! Ce qui prouve que dans la graine se trouvent toutes les composantes du fruit ; et l’astronomie est du fruit alors que l’astrologie, en tant que demeure, est de la graine. Si on pose bien le problème, on peut, en astrologie, donner l’ordonnance juste des valeurs. Mais pas les faits, car les faits viennent de l’histoire : ils sont le problème de l’homme.
Dans le plan de la graine, on peut découvrir ce qui, dans le plan du fruit, ne le sera peut-être que dans dix mille ans. Mais il y manque le concret ; les éléments y sont justes, mais n’y sont pas vrais. Ils le deviendront à un moment donné… Et Proserpine sera découverte quand la société sera prête. Actuellement, Proserpine est déjà dans le public parce que le public vient du monde, et non de l’humain, ou de la société. Et au jour du passage du public au social, il y aura le passage dans la réalité.
Vulcain est le complémentaire mais l’inverse de Mercure, Proserpine est le complémentaire mais l’inverse de Vénus, et Pluton est le complémentaire mais l’inverse de Mars.
Mars est l’érection en relief, tandis que Pluton est l’érection en creux, qui est une secondarité. C’est pourquoi la dialectique Vénus/Mars est une dialectique horizontale, tandis que la dialectique Mars/Pluton est une dialectique verticale. Étant bien entendu que la vraie dialectique est une quadripolarité Mars, Vénus, Pluton, Proserpine, qui appelle la quadripolarité Jupiter, Saturne, Neptune, Uranus.
Après la constitution du premier septénaire (Soleil, [Lune,] Vénus, Mars, Mercure, Jupiter, Saturne), chaque découverte d’une planète est corrélative d’un passage du monde à l’humain dans la société. Quand on a découvert Uranus en 1781, cela préfigurait l’entrée en scène de tout un courant d’une civilisation d’énergie (vapeur, électricité, pétrole…) et de toutes les valeurs analogues. Neptune, qui a été calculée par Le Verrier, a été découverte en 1846 en correspondance du phénomène social (mouvement de masse de la classe ouvrière) mais dans une société qui, dans sa forme et dans son autorité, ne l’accepte pas.
Comme les valeurs planétaires, y compris celles de Neptune, d’Uranus, de Pluton, de Proserpine et de Vulcain, sont dans le monde, elles jouent dans le public. Et on pourrait trouver dans les thèmes de gens nés au Moyen Age le rôle de Proserpine qui, en tant que présence du monde dans la société, arrive à jouer un rôle ; mais pas en tant que phénomène social.
On ne peut découvrir une planète que lorsque son actualité devient juste et nécessaire à l’insertion d’une secondarité dans un courant de société. Pas avant. Comme Pluton est le processus d’engagement du Tout dans la réduction, les valeurs de Pluton sont des valeurs qui ne sont pas encore, socialement, partout posées.
Proserpine représente la féminité émancipée positivement, dans ce qui au lieu d’être la rose devient l’éventail. Mais cette planète ne peut avoir de valeur juste qu’à la condition que Pluton soit vécu dans un rapport juste/assez juste, et de même pour Neptune et Uranus. Tout un ensemble est en jeu et le cinquième pas n’est possible que si les quatre premiers ont été vécus relativement justes et qu’ils ont été assumés.
Ainsi, Proserpine a aux U.S.A. un certain témoignage marquant, mais les Américains dans leur société se sont détournés du problème de l’engagement du mode plutonien ; si bien qu’ils voient Proserpine dans l’inversion et en sont arrivés à vivre le dégagement avant l’engagement. Ce n’est plus alors un dégagement, mais une fuite. Car on peut vivre Proserpine comme une fuite dehors, et on peut vivre Pluton comme un autoritarisme dedans.
Vulcain, la dernière planète à découvrir, dernier personnage de la Comedia del Arte, est la planète de la confrontation des rapports, qui ne peut donc être intégrée dans la vie sociale actuelle.
Jean Carteret. © The Estate of Jean Carteret.
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Bonjour, « Déjà en 1897, FOMALHAUT, dans un livre sur l’astrologie, parle de Pluton » EN FAIT,
C’est LACURIA qui évoqua l’existence de Pluton le premier et cela, vers 1840. JPB
Le nom de Proserpine a déjà été donné à un petit corps céleste. Il faut maintenant abandonner tous ces rêves sur des planètes hypothétiques et tenir compte des REALITES astronomiques qui viennent d’être découvertes : Pluton, bien sûr, Eris, deux corps classés en planètes naines avec Cérès et d’autres corps qui sont en attente d’être classés en planètes naines, dont Sedna, Santa, Orcus – parmi d’autres – et qui récupèreront peut-être au passage un nom de la mythologie, ce qui clarifiera les choses pour l’interprétation. D’autres planètes vont peut-être apparaître dans les téléscopes.
Hello
Je continue de découvrir vos écrits (surtout à propos de l’astrologie… je vais me bousculer pour aller découvrir les autres « catégories »),
… Et j’apprécie beaucoup leur déploiement symbolique et géométrique au long du faisceau mythologique (désolé pour tous ces hic – Smile – ).
Au début, en lisant trop vite, je l’admets, j’ai trouvé ça un peu « énorme » ou encore, « téléphoné » mais… en respirant doucement, les épaules dégagées… j’ai ressenti un fort écho… c’est la justesse de vos Images.